Renaud Girard est correspondant de guerre et géopoliticien français. Spécialiste des crises et des conflits mondiaux, il est le chroniqueur international du Figaro. Essayiste, il est l’auteur de sept livres consacrés aux affaires internationales.

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Né le 25 mai 1955, à New York, au sein d’une famille de résistants originaire du Haut-Doubs, Renaud Girard fait ses études au Lycée Louis-le- Grand, à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, et à l’Ecole nationale d’administration (promotion Solidarité). Il effectue son service militaire comme aspirant, chef de section de combat, au 27ème bataillon de chasseurs alpins.

Correspondant de guerre et chroniqueur international

Correspondant de guerre au Figaro depuis 1984, il a couvert la quasi-totalité des conflits de la planète depuis cette date.
L’un de ses premiers reportages se déroule au Tchad, où le président Hissène Habré le jette en prison, pour avoir enquêté sur les crimes commis par l’armée tchadienne contre les chrétiens et les animistes du sud du pays.

Il se rend à plusieurs reprises en Afghanistan pour y couvrir la Résistance contre l’envahisseur soviétiques d’abord, puis la guerre pour le pouvoir entre moudjahidine, puis la guerre de l’Otan contre les talibans. Il y rencontre en septembre 1996 le Commandant Massoud, auprès duquel il restera plusieurs semaines. Son expérience afghane est relatée dans son livre Retour à Peshawar. Renaud Girard couvre également l’intégralité des guerres civiles ayant accompagné l’explosion de la Yougoslavie de Tito (Croatie, Bosnie, Kosovo), et est le premier à avoir témoigné sur les crimes de guerre en Bosnie. En août 2004, il s’introduit dans la prison du Tribunal pénal international de La Haye, pour y interviewer l’ancien président serbe Milosevic.

Il se rend en Somalie au printemps 1992, pour alerter le monde sur la situation critique des populations civiles, jouets des différents seigneurs de la guerre. En 1993, après l’intervention militaire américaine des Task Forces Rangers contre Mohamed Farrah Aïdid (montrée dans le film hollywoodien La Chute du Faucon Noir), il s’entretient avec le chef de guerre.

En avril 1994, il est l’un des premiers journalistes à pénétrer à Kigali, et il y relate le début du massacre des Tutsis. Il reviendra deux fois au Rwanda, en mai et en juin, pour faire prendre conscience de l’ampleur du génocide. Il interviewe dans la brousse Paul Kagamé, alors commandant des troupes du FPR, avant que ce dernier ne donne l’assaut sur Kigali.

Coincé en Tchétchénie durant l’hiver 1999-2000, il est le dernier occidental à voir le président Maskhadov, et il traverse à pieds la chaîne du Caucase vers la Géorgie, afin d’échapper à l’armée russe.

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Au cours de ses reportages, il a noué des liens avec de nombreuses personnalités qui ont marqué leur époque. Dans son livre Retour à Peshawar, Renaud Girard livre son témoignage sur le métier de reporter de guerre, observateur en première ligne de la fabrique de l’Histoire.

En avril 2013, il devient le chroniqueur international du Figaro. Il y publie chaque mardi un éditorial d’analyse et de réflexion sur l’actualité internationale.

Géopoliticien et professeur de relations internationales

En tant que géopoliticien et professeur de stratégie internationale à Science-Po, il développe une théorie issue du réalisme politique, qui promeut le concept d’ « ennemi principal ».
 Il applique cette théorie à plusieurs sujets clefs des relations internationales telles que les relations Iran-Occident, le conflit israélo-palestinien, les liens avec la Russie, la crise syrienne, les conditions qui doivent justifier les interventions militaires extérieures de la France.

Prix et distinctions

Renaud Girard a reçu plusieurs distinctions pour ses travaux :

  • prix Louis Hachette 1999 pour son reportage sur les réseaux Ben Laden en Albanie ;
  • prix Thucydide de relations internationales en 2001 pour son enquête intitulée « L’inquiétante paralysie des institutions européennes » ;
  • prix Montyon de l’Académie française en 2005 pour son ouvrage « Pourquoi ils se battent ? Voyage dans les guerres du Moyen-Orient » ;
  • prix Bayeux des correspondants de guerre en 2008 pour son reportage L’OTAN dans le piège afghan à Kandahar.
  • en 2014 l’association des correspondants étrangers en poste à Paris lui décerne son Grand prix de la presse internationale, « pour l’ensemble de sa carrière de grand reporter international et pour l’excellence de ses chroniques internationales ».

Ouvrages publiés

  • Pourquoi ils se battent ? Voyage dans les guerres du Moyen-
Orient (Flammarion 2005, prix Montyon de l’Académie Française) ;
  • La guerre ratée d’Israël contre le Hezbollah (Perrin 2006) ;
  • Retour à Peshawar (Grasset 2010) ;
  • Le Monde en marche (CNRS éditions 2013) ;
  • Que reste-t- il de l’Occident ? (avec Régis Debray, Grasset 2014) ;
  • 
Le Monde en guerre, cinquante clés pour le comprendre (Montparnasse 2016) ;
  • Quelle diplomatie pour la France ? Prendre les réalités telles qu’elles sont (Cerf, mars 2017).
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